Archive for the La nudité de la femme noire Category

La nudité de la femme noire

Posted in La nudité de la femme noire on 24 octobre 2008 by Femme Femme Femme

Femme de Toubouctou, Afrique Occidentale

Femme Soussou, Afrique Occidentale

Femme Zulu via Little hokum rag.

L’indigène est considéré comme inférieur dans une classification des races qui se construit alors au 19ème siècle. Se crée une collection de cartes postales intitulées « Scènes et types », s’appuyant sur les photographies, qui connaît un succès important contribuant à créer des archétypes raciaux. Les expositions photographiques connaissent de forts succès lors des Expositions coloniales: considérées comme le reflet de la réalité par les spectateurs, elles mettent en scène le sujet photographié tel qu’il est imaginé. Par ailleurs, les clichés photographiques désagrégent le temps et l’espace: cela crée alors l’idée d’immuabilité de ce qui est photographié. Noirs africains, Arabes, Indochinois sont présentés comme des êtres dont l’histoire s’est arrêtée à un moment donné, figés dans un statut considéré alors attardé. Si les peuples heureux n’ont pas d’histoire, les peuples colonisés n’en ont plus dans le regard des colonisateurs. Ils ne sont plus «civilisés» mais «sauvages», «indigènes».

Les Autres, les indigènes, sont inférieurs car proches de la nature ce que démontrent les images et les chansons de l’époque qui incluent dans la pensée collective des «évidences» :
Le corps sauvage et les fantasmes projetés. C’est la nudité qui témoigne de la proximité de la nature et témoigne d’un rapport au corps nouveau dans les sociétés européennes. Au 19ème siècle, les règles de maîtrise du corps se diffusent à l’ensemble de la société (dès le 17ème et le 18ème siècle, aristocrates et bourgeois sont touchés par «la civilisation des mœurs ») : les manifestations corporelles externes (rots, pets, crachats) sont rejetées et s’accompagnent d’une dépréciation sociales sur les odeurs, les urines, les excréments, etc.
Parallèlement, les organes génitaux et les seins deviennent objet de honte et de pudeur. Ainsi, en exposant la nudité des corps des colonisés, le spectateur prend conscience de sa supériorité mais il peut aussi y projeter les angoisses et les fantasmes qui le préoccupent.

Ainsi, cela se révèle t-il dans les images de femmes noires et de femmes arabes qui montrent à la fois une façon de voir l’Afrique et une façon de voir les femmes:

La femme noire est montrée comme «sauvage » c’est-à-dire hors de la culture, dans la nature et tout ce qui ne se conforme pas à la norme dans laquelle on vit. Jusqu’en 1914, la femme africaine est montrée sous deux angles: les danses rituelles (celles autour d’un gorille tué connaissent beaucoup de succès) et l’érotisme (dans la littérature, les colonies sont les harems des pays occidentaux) suggéré mais jamais nommé.(Source Africultures)
FEMME NOIRE.
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La nudité de la femme noire

Posted in La nudité de la femme noire on 28 mars 2008 by Femme Femme Femme


L’indigène est considéré comme inférieur dans une classification des races qui se construit alors au 19ème siècle. Se crée une collection de cartes postales intitulées « Scènes et types », s’appuyant sur les photographies, qui connaît un succès important contribuant à créer des archétypes raciaux. Les expositions photographiques connaissent de forts succès lors des Expositions coloniales: considérées comme le reflet de la réalité par les spectateurs, elles mettent en scène le sujet photographié tel qu’il est imaginé. Par ailleurs, les clichés photographiques désagrégent le temps et l’espace: cela crée alors l’idée d’immuabilité de ce qui est photographié. Noirs africains, Arabes, Indochinois sont présentés comme des êtres dont l’histoire s’est arrêtée à un moment donné, figés dans un statut considéré alors attardé. Si les peuples heureux n’ont pas d’histoire, les peuples colonisés n’en ont plus dans le regard des colonisateurs. Ils ne sont plus «civilisés» mais «sauvages», «indigènes».

Les Autres, les indigènes, sont inférieurs car proches de la nature ce que démontrent les images et les chansons de l’époque qui incluent dans la pensée collective des «évidences» :
Le corps sauvage et les fantasmes projetés. C’est la nudité qui témoigne de la proximité de la nature et témoigne d’un rapport au corps nouveau dans les sociétés européennes. Au 19ème siècle, les règles de maîtrise du corps se diffusent à l’ensemble de la société (dès le 17ème et le 18ème siècle, aristocrates et bourgeois sont touchés par «la civilisation des mœurs ») : les manifestations corporelles externes (rots, pets, crachats) sont rejetées et s’accompagnent d’une dépréciation sociales sur les odeurs, les urines, les excréments, etc.
Parallèlement, les organes génitaux et les seins deviennent objet de honte et de pudeur. Ainsi, en exposant la nudité des corps des colonisés, le spectateur prend conscience de sa supériorité mais il peut aussi y projeter les angoisses et les fantasmes qui le préoccupent.

Ainsi, cela se révèle t-il dans les images de femmes noires et de femmes arabes qui montrent à la fois une façon de voir l’Afrique et une façon de voir les femmes:

La femme noire est montrée comme «sauvage » c’est-à-dire hors de la culture, dans la nature et tout ce qui ne se conforme pas à la norme dans laquelle on vit. Jusqu’en 1914, la femme africaine est montrée sous deux angles: les danses rituelles (celles autour d’un gorille tué connaissent beaucoup de succès) et l’érotisme (dans la littérature, les colonies sont les harems des pays occidentaux) suggéré mais jamais nommé.(Source Africultures)
FEMME NOIRE.
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