Jean-Auguste-Dominique Ingres 1780-1867

L’odalisque à l’esclave 1839

Ingres s’est intéressé à l’orientalisme, mais de façon très sélective. On ne trouve pas chez lui de scène de chasse, de scènes bibliques, de paysages orientaux. Son orientalisme est uniquement composé de bains et d’odalisques, c’est-à-dire de nus plus ou moins audacieux.
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« >Ingres
n’a jamais voyagé dans un quelconque pays d’Orient. Il utilise donc pour composer ses tableaux des représentations, gravures, miniatures, qui ne sont pas toujours de première main. Il reprend par conséquent la vision des femmes orientales propre à son temps : belles alanguies au corps svelte et aux formes agréables, se prélassant sous la garde d’un esclave, et dont la torpeur est accompagnée de musique
C’est dans ce cadre que se situe L’odalisque à l’esclave. Etendue, abandonnée, recouverte à mi-corps d’un voile qui ne masque rien de ses lignes voluptueuses, entourée d’un esclave noir, d’une musicienne, d’un narghilé et d’un chasse-mouche, cette odalisque reprend tous les thèmes, accessoires, caractéristiques du genre. On ne peut donc pas dire qu’Ingres ait une vision très originale de l’orientalisme. Néanmoins, ce dont le sujet manque en originalité, il le gagne par la perfection de la réalisation.

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