Jacques Blanchard 1600-1638

Armide vers 1632

Vénus ? Sainte Madeleine dans une dernière toilette, ou simple allégorie de la Vanité ? L’énigmatique iconographie de cette jeune beauté découpée dans une composition plus vaste a récemment été élucidée par la découverte d’une médiocre et tardive copie de l’ensemble. Le fragment seul ne permettait pas d’identifier Armide, alors que la copie montre Renaud allongé à ses pieds et tenant un miroir. L’épisode tiré de la Jérusalem Délivrée du Tasse (livre XVI, chants 17 – 23) représente le moment où les amants, allongés sous d’aimables frondaisons se contemplent amoureusement : « Elle se regarde dans la glace, et lui se regarde dans ses yeux limpides ».
Comme souvent Blanchard exalte ici la grâce lumineuse du nu féminin, avec dans le cas présent une élégance raffinée qui renvoie à l’art de l’Ecole de Fontainebleau, ainsi qu’aux sources parmesanes de celui-ci, qu’il put connaître par son séjour italien. Le type du visage, au nez fin et aux paupières un peu lourdes, également présent dans la Charité du Louvre de 1633, peut servir de repère pour situer ce tableau.
On retrouve ici ce contraste coloré si typique de Blanchard, où l’artiste mêle dans des carnations laiteuses et transparentes les roses acidulés et les ombres bleu-vert.

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